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24.4.12

COVER

Salut les Spotophiles ! Ouais carrément les gens, j’reviens comme ça, sans complexe, et avec la pêche. Bon, j’avoue, j’ai genre un peu disparu ces derniers jours, semaines, erf mois. Il faut dire que la vie après la mort de Megaupload n’a plus été la même : au revoir long travail de plusieurs années, adios collection à partager… Bref, j’avais un peu les boules comme dirait l’autre.

Pour vous la faire courte parce que vous avez peut-être une vie à côté, sachez que c’est un peu le flou pour les uploaders fous ; alors j’ai fait le choix (après l’avoir clairement muri hein) de me tourner vers les multiuploader (j’attends les retours des plus techniques d’entre vous sur ce point hein).

Bon sinon pour relancer le blog j’ai fait le choix de ne pas ne faire et d’opter pour une galette sortie en 2010, sur la pointe des sillons, et qui méritait bien un petit coup de spotlight.

Si vos oreilles sont averties, elles auront probablement reconnu la miss Yahzarah qui avait fait parlé d’elle en 2004 avec BlackStar, prometteur quoi qu’inégal. C’est donc 6 ans plus tard et un deal avec, pardonnez le très bon goût, The Foreign Exchange Music que Yahz revient.

Et forcément quand vous avez des bonnes fréquentations, ça se ressent : du premier au treizième et dernier morceau qui composent la galette, la justesse dans la diversité et la musicalité même de l’ensemble force le respect. Entre accents New Jack et réminiscences pop/rock et funk des années 80, Yahzarah trimballe avec une aisance déconcertante sa Néo-Soul aux accents cosmiques à la manière d’une Sy Smith.

Alors oui, peut-être un brin déconcertant pour certains, profondément addictifs pour d’autres… A ne pas manquer pour tous !

Tracklist :

01 - Strike Up The Band (Prod. By S1)
02 - Why Dontcha Call Me No More (Prod. By Nicolay & Phonte)
03 - Cry Over You (Feat. Phonte Of Little Brother) (Prod. By Pure P. & Zo!)
04 - All My Days (Feat. Darien Brockington) (Prod. By TheRealFocus)
05 - Come Back As A Flower (Prod. By Nate Smith)
06 - Dedicated To You (Prod. By Yahzarah)
07 - The Lie (Prod. By Nicolay & Phonte)
08 - Last To Leave (Prod. By Nate Smith)
09 - Have A Heart (Prod. By Robert McDonald & Phonte & Yahzarah)
10 - Change Your Mind (Prod. By Nicolay & Phonte)
11 - Starship (Prod. By Steve Mckie, Nicolay & Phonte)
12 - Shadow (Prod. By Zo! & Yahzarah)
13 - Love, Come Save The Day (Prod. By Pure P. & Samuel Lancine)

>>>Ici<<<

212. Yahzarah–The Ballad Of Purple St. James

Salut les Spotophiles ! Ouais carrément les gens, j’reviens comme ça, sans complexe, et avec la pêche. Bon, j’avoue, j’ai genre un peu di...

14.12.11

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Fin d’année oblige, le dernier trimestre de 2011 est particulièrement chaud bouillant côté sorties dans les bacs. Il était donc grand temps de se remettre au turbin et d’essayer de couvrir, tant bien que mal, la kyrielle de releases susceptibles de faire passer ton compte dans le rouge… (C’est toujours mieux ça que la drogue. CQFD).

Et on commence avec Tyrese qui, après avoir dézingué decepticons sur decepticons retourne à son premier amour : la musique. Pas sans un bouleversement majeur car, à l’instar de... –pfiou- tellement de gens talentueux, Tyrese a claqué la porte des majors pour s’illustrer en indépendant sur son propre label « Voltron Recordz », distribué cependant par EMI.

L’administratif passé en revue passons à l’artistique avec une liste de producteurs surprenante par son minimalisme, deux hommes de l’ombre se partagent le boulot : Lil Ronnie et surtout Brandon B.A.M. Alexander qui assure à lui seul la quasi-intégralité de la galette avec des hauts et des bas.

On ratisse large côté inspirations, quitte à risquer le grand écart… voire le claquage. Difficile de comprendre sans un éclectisme et une tolérance forcée la cohabitation sur un même disque d’une ballade si simple, si sobre et si soul comme « Stay » et d’un égotrip samplant Pop Champagne, pas hypnotique pour 2 sous, « Too Easy ».

Surtout que Tyrese fait très bien dans le djeun’s avec le calibré radio « I Gotta Chick » en se payant même le luxe d’un feat avec Kell’s et Rick « Rozay » Ross. Mais c’est encore quand il se colle à des mélodies et des rythmes plus traditionnels que Tyrese convint le plus : « Nothing On U » et « Make Love » ne révolutionneront pas le genre mais s’écoutent avec plaisir. Enfin « I Miss That Girl » vous surprendra avec ses cuivres et son accent Nu Soul plutôt rare chez le crooner.

Open Invitation ne bataille pas parmi les premiers rôles mais si vous cherchez une seconde classe, solide et efficace, et dont vous pourrez aisément pardonner les quelques errements, cette galette est faites pour vous.

 

Tracklist :

01 I’m Home (feat. Jay Rock)
02 I Gotta Chick (feat. R. Kelly & Rick Ross)
03 Stay
04 Best of Me
05 Nothing On You
06 One Night
07 It’s All On Me
08 Too Easy (feat. Ludacris)
09 Takeover
10 I Miss That Girl
11 Interlude
12 Make Love
13 Angel (feat. Candace)
14 Walk… A Poem For My Fans

>>>Ici<<<

209. Tyrese–Open Invitation

Fin d’année oblige, le dernier trimestre de 2011 est particulièrement chaud bouillant côté sorties dans les bacs . Il était donc grand tem...

29.10.11

Jesse Boykins III Way of a Wafarer Front

L’histoire de Jesse Boykins III, c’est l’histoire d’un mec que la scène Soul indé a cherché à étiqueter “à l’insu de son plein gré” - comme le plus sérieux espoir de la prochaine décennie. Bon en soit, c’est un compliment. Seulement le Jesse il est plutôt du genre à faire ce qu’il a envie comme il a envie. Et après s’être paluché collectivement sur le – il est vrai – très excellent The Beauty Created LP, quelques dents et oreilles ont grincé quand l’EP Way Of A Wayfarer a pointé le bout de son nez en juillet dernier. A tort, mais pas sans raison.

Connu pour ses multiples influences, Jesse Boykins prouve avec cette galette son éclectisme, en déplaise à certains. S’affranchissant des codes de la nu/future/whatever Soul, le bonhomme va beaucoup plus loin que quelques expériences en terres latines ou jazzy sur cet EP et fricote sans complexe avec l’électro-pop.

Et parfois c’est carrément réussi, “Back Home (Mermaids & Dragons)” est plus planant qu’un blunt de Snoop et plus addictif qu’une dose d’héroïne. Les plus traditionnalistes d’entre vous auront quant à eux et très certainement un petit coup de cœur pour la douceur “Zoner”.

Né après 3 années de voyages, de rencontres et d’expériences aux quatre coins de globe, l’EP Way Of A Wayfarer a tout d’une valise de saltimbanque : intriguant, captivant, bordélique avec ce petit côté magique et féérique qui en font peut-être pas votre préféré mais au moins une belle curiosité à se mettre dans l’oreille…

 

Tracklist :

01 I Can't Stay
02 Back Home (Mermaids & Dragons)
03 When Your Ready
04 Light To Dark
05 Zoner
06 B4 The Night Is Thru (Afta-1 Remix)

>>>Ici<<<

206. Jesse Boykins III–Way Of A Wayfarer

L’histoire de Jesse Boykins III, c’est l’histoire d’un mec que la scène Soul indé a cherché à étiqueter   – “à l’insu de son plein gré” ...

28.10.11

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Oh boy. Accusez-moi de nostalgite aïgue voire uncurable mais je ne peux m’empêcher de vénérer les années 90. Des looks à la fois improbables et inoubliables, des séries télé pour travailler la ceinture abdominale et de la musique, de la bonne de la vraie. Je ne sais pas si c’était mieux avant, mais en tout cas ça me bottait plus.

Alors si toi aussi tu souffres des premiers symptômes du « vieux con », je vais apporter un peu d’eau à ton moulin… Je te ramène en 1993, l’année où Pierre Bérégovoy « se faisait suicidé » pendant que, justement, NTM Appuyait Sur La Gâchette, braquait le rap français et que Nelson Mandela recevait le prix Nobel de la Paix.

A la télé si tu as du gout et le câble tu regardes Le Prince de Bel Air, évidemment, mais aussi Martin. Parce qu’avant de faire le flic guignol aux côtés de Will Smith, Martin Lawrence c’était aussi la star et le créateur d’une puta*n de sitcom. Comme dirait l’autre, toi-même tu sais.

Martin TV show

Enfin tout ça, c’est pour te parle de Tisha Campbell. Celle que tu connais surement pour son rôle de Janet (des barres, n’est-ce-pas) dans Ma Famille D’Abord mais qui était avant la femme de Martin dans la série dont je viens déjà de te parler. Et bien Tisha, qui cartonnait dans Martin elle s’est essayé à la chansonnette.

En 1993 donc, Tisha Campbell sort son premier essai studio sobrement intitulé Tisha. Un succès commercial modeste, 40 000 exemplaires vendus, pour une galette qui l’est tout autant. Pas de grandes révélations sur les 10 pistes qui composent cet album mais rien d’indigeste non plus. Ça pue les années 90 à plein nez avec une période clairement charnière entre New Jack, Pop et R&B contemporain, sans oublier une touche d’euro dance comme on l’aimait à l’époque avec « The Feelin’s Right ».

Une petite curiosité que je voulais absolument vous ressortir des placards du DD, en espérant que vous apprécierez.

 

Tracklist :

01 Love Me Down
02 Push
03 All Things (Come In Time)
04 Wrap Your Love
05 Broken Hearted
06 Love's Got A Hold On Me
07 Round 'N' Round
08 The Feelin's Right
09 Why Won't You Love Me
10 This Is Love

>>>Ici<<<

205. Tisha Campbell–Tisha

Oh boy . Accusez-moi de nostalgite aïgue voire uncurable mais je ne peux m’empêcher de vénérer les années 90. Des looks à la fois improb...

27.10.11

joe-good-bad-sexy

Alors que Montell Jordan a définitivement tourné le dos à sa carrière – agonisante - de crooner pour embrasser celle de pasteur et pendant que les 112, Blackstreet et autres gloires des 90s écument les boites aux quatre coins du globe pour boucler les fins de mois, Joe, lui, continue tant bien que mal de mener sa barque au cœur d’une industrie qui n’a d’yeux que pour les #1 ringtone songs.

Bref, 3 ans plus tard on ne peut que saluer le choix de Joe de filer sur un label indépendant et de s’impliquer, maturité et budget réduit obligent, sans cesse un peu plus dans la réalisation de ses opus. Et si, à l’inverse de son précédent essai, Joe n’a pas pris en charge la production des morceaux de The Good, The Bad, The Sexy préférant la confier à Brandon “B.A.M.” Alexander et The Ambassadorz notamment, la patte du crooner reste largement palpable.

Du slow-jam capable de mettre tes oreilles en cloque, des hymnes romantiques et quelques rythmes fendille-cœur… après 9 albums et presque 20 ans de carrière, Joe continue de chanter l’amour sous toutes ses formes avec autant de justesse et de talent et sans jamais sembler se répéter.

Dans la droite lignée de ses prédécesseurs, The Good, The Bad ,The Sexy séduit. Un Joe en pleine forme et en pleine possession de ses moyens ; crooner impeccable qui ne semble pas s’user malgré les années. Lucide et inspiré, Joe est encore à la paternité de vrais beaux moments de musique comme l’intense “Dear Joe”, le back-to-where-it-all-began “Time Of Your Life” ou encore “Drink Up”, morceau qui sera probablement jugé responsable d’une hausse importante de la natalité.

Bref, de quoi ravir les habitués, conquérir les amateurs de Smooth & Sensual groove et de quoi se réchauffer pour l’hiver. Word.

 

Tracklist :

01. Losing
02. Time Of Your Life
03. Almost There
04. Circles
05. Pull My Hair
06. Dear Joe
07. Slow Kisses
08. Lose Control
09. Tonight
10. Impossible
11. Drink Up

>>>Ici<<<

204. Joe–The Good, The Bad, The Sexy

Alors que Montell Jordan a définitivement tourné le dos à sa carrière – agonisante - de crooner pour embrasser celle de pasteur et pendan...

10.9.11

Jay_Sean_The_Mistress-front-large

POUUUUUUUUUUITTTTT !!! J’y crois pas, put*in c*n (comme on dit chez moi), le 200ème article du blog ! Ca fait, franchement, un peu plaisir. Bon faire la 200ème avec Jay Sean, c’était pas forcément ce dont j’avais rêvé, m’enfin si je le fais c’est que c’est pas si mal.

Car oui, ne nous égarons pas et attaquons tête baissée le bordel. “Bordel”, “Maîtresse” il n’y à qu’un pas que je ne franchirai pas mais un point commun : le sexe. Oui, l’affaire est au centre de cette mixtape sortie il y a une petite paire de jours : The Mistress.

Signé depuis 2008 sur Cash Money Records, cet anglais d’origine indienne nous a depuis 2003 soufflé le chaud et le froid :

 

Intéressant parfois (et malgré une vieille coupe de cheveux) : Jay Sean–Eyes On You
Carrément bon : Jay Sean–Ride It
Ou simplement affligeant ! : Jay Sean ft Sean Paul & Lil Jon : Do You Remember

Bref, une mixtape qui suscite autant de curiosité que de méfiance. Pourtant dès les premières notes, on sent que Jay Sean a corrigé le tir de son dernier opus et est revenu à de meilleurs sentiments ou, au moins, de meilleures mélodies. Un beatox au titre sensuel et forcément évocateur “Rouge A Lèvres” - et en français dans le texte s’il vous plaît – en guise d’intro et qui plonge dans l’ambiance comme il se doit.

Jay revient à un R&B plus rigoureux, plus classique mais tellement plus plaisant et efficace. Une volonté old school pour des mid-tempos résolument – eux – contemporains, “The Mistress”, “Can’t Fall In Love” et “She Has No Time”.

A noter quelques escapades en terres inconnues ; pop avec “She Has No Time” ou nu-soul avec “Say Yeah” et un featuring notable de Lupe Fiasco – et quelques escapades en terres connues avec le très extrême-oriental “Message In The Bottle”.

Aussi brillamment que “Rouge A Lèvres” ouvre la mixtape, “Sealed Lips” la conclut avec un goût d’y reviens-y, en plus ! Bref et vous l’aurez compris, The Mistress est une belle surprise en cette rentrée qui toutefois soulève en mois quelque interrogation  : pourquoi donc mettre autant de coeur, de talent et d’application dans une mixtape quand on bâcle, en parallèle ses albums ? Vous avez 4h, posez vos copies sur le bureau à votre sortie.

 

Tracklist :

1.Rouge a levres
2.The Mistress
3.Love feat Birdman
4.Sex 101 feat Tyga
5.Message in a Bottle
6.Yesterday
7.She Has No Time
8. Say Yeah feat Lupe Fiasco
9.Can't Fall in Love
10.Movie
11.Same Old Same Old
12.Where I Wanna Be
13.Waiting in Vain
14.Where Do We Go
15.Sealed Lips

>>>Ici<<<

200. Jay Sean–The Mistress

POUUUUUUUUUUITTTTT !!! J’y crois pas, put*in c*n (comme on dit chez moi), le 200ème article du blog ! Ca fait, franchement, un peu plais...

23.8.11

ruff

Ca ne m’arrive pas souvent, mais aujourd’hui j’ai honte. Pire, ça ne date pas d’aujourd’hui mais bien de quelques jours ! En fait depuis que j’ai déniché au détour d’une page web plus que recommandable cette galette des Ruff Endzsorti en 2010 ! Mais bord*l qu’est-ce que je foutais depuis ce temps ! Moi qui me repasse avec tant de nostalgie “No More” et à fond les ballons quasiment chaque matin… J’ai manqué ça.

Bon comme dirait l’autre mieux vaut tard que jamais ! Surtout que ce n’est pas non plus la production du siècle. Mais pour les fans, sachez que vous ne serez pas dépaysé d’un chouia. Vocalement bien évidemment avec ces grains si atypiques qui en rebuteront peut-être certains mais en raviront tellement !

Musicalement surtout, avec une volonté affirmée de faire du R&B à l’ancienne, comme on l’aime. Du coup on penche sévèrement du côté des midtempos et des balades et foncièrement ce n’est pas plus mal car c’est dans ce genre d’exercice que les deux compères de Baltimore brillent le plus fort.

Remettez-vous en à “Love U Down” ou “Mr DJ” si vous ne me croyez pas et vous aurez vite fait d’adhérez à la paroisse des babymakers.

9 titres c’est maigrichon mais étant donné le trou noir que semble traverser le tandem, on s’en contentera… même avec du retard. Et vous me direz des nouvelles de cette incroyable vibe 90s/2000 qui traverse l’opus.

 

Tracklist :

01.Senorita
02.Love U Down
03.Ryder
04.Mr. DJ
05.She Ain`t No Good
06.Love Zone
07.Been Waiting
08.What U Need
09.Love Potion

>>>Ici<<<

198. Ruff Endz–The Final Chapter

Ca ne m’arrive pas souvent, mais aujourd’hui j’ai honte. Pire, ça ne date pas d’aujourd’hui mais bien de quelques jours ! En fait depuis...

15.8.11

Front

“Georgy Porgy puddin' pie, kissed the girls and made them cry…” tuluuututuuuuu tuuutuluuutuu. Ahlala, cette reprise était une pure merveille ! Et pour une fois, la France a pu en profiter comme il se devait. Bon évidemment on n’a, depuis, plus jamais entendu une seule chanson d’Eric Benet sur les ondes françaises… M’enfin.

Pourtant le quadragénaire a de la bouteille avec une carrière entamée en 96 et 6 albums à son actif. Dernier en date, Lost In Time est une des plus belles surprises de 2010.

Pas toujours inspiré sur ces efforts précédents, oscillant parfois maladroitement entre Soul, Pop et R&B, Eric Benet s’est recentré pour ce sixième long format. Exit l’exubérance ; désormais quadra et bientôt papa d’un troisième enfant, le chanteur accouche d’un album solide, sérieux et mature.

Soul toute! avec, entre autre, un sérieux penchant pour les cuivres. Et – maaaaaaan – que dire du so 70s funky jam “Paid” en featuring avec un Eddie Levert au top de sa forme ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul invité de prestige sur la galette : la sublime Faith Evans qui comme le bon vin n’en finit plus de se bonifier avec le temps, retrouve Eric Benet pour un hymne à la bonne humeur qui devrait égayer toutes vos matinées.

Le reste de l’opus est un poil moins punchy. Normal, puisque constitué essentiellement de ballades à l’ancienne que les amateurs de Soul de la première heure apprécieront forcément. Douceur, sensibilité… ressortez vos sentiments du placard!

Et bien que Lost In Time ne s’évite pas quelques mollesses, cette sixième galette n’en reste pas moins une réussite. Et entre nous, ça faisait bien longtemps qu’ Eric Benet ne nous avait pas offert une prestation comme celle-là.

 

Tracklist :

Never Want To Live Without You
Feel Good (feat. Faith Evans)
Sometimes I Cry
Always A Reason
Paid (feat. Eddie Levert)
Take It (feat. Chrisette Michele)
Stir It Up
Summer Love (feat. India Benét)
Lost In Time
Good Life (feat. Ledisi)
Something’s Wrong

>>>Ici<<<

196. Eric Benet–Lost In Time

“Georgy Porgy puddin' pie, kissed the girls and made them cry…” tuluuututuuuuu tuuutuluuutuu. Ahlala, cette reprise était une pure me...

2.4.11

Tyler-Woods-The-Mahogany-experiment

 

“L’authenticité d’Al Green, l’émotion de Donny Hathaway et la Soul de Marvin Gaye."

 

Et beh my nephew, si tu fais comme le dis ta biographie, toi et moi on va bien s’entendre ! Déjà je vois que t’es plutôt bien parti dans ta carrière musicale : homme de l’ombre pour les besoins de Floetry, Lloyd, Kelis ou encore Talib Kweli, tu es aussi le seul chanteur a avoir suffisamment tapé dans l’oreille du producteur 9th Wonder pour qu’il te signe sur son label It's A Wonderful World Music Group/Jamla. La classe avant même d’avoir ouvert la bouche.

 

Dommage que ta première mixtape, “The R&B Sensation”, soit passée relativement inaperçue parce qu’elle avait tout pour nous plaire… à commencer par deux singles clippés, avec classe.

Tyler Woods–Prove Myself (produit par 9th Wonder / reprise de The Sylvers)

 

Tyler Woods–Slow Jams/Relation (produit par 9th Wonder)

 

Ouep, vraiment y’avait de belles choses sur cette mixtape, t’as bien raison d’ailleurs de reprendre quelques morceaux sur ta nouvelle tape : The Mahogany Experience. Non parce que je tu vois, je pense que cette fois c’est la bonne.

 

Ta galette elle est dope. Faut dire que t’es bien produit : 9th wonder tout du long, tout du bon. Nu-Soul, Sweet Soul, Street Soul… t’es un caméléon du son, aussi habile sur des mélodies Boom Bap franchement Hip Hop comme “Only Knew” (en featuring avec Styles P), du slow jamz très 90s, “I Wanna Love You” ou encore du revival Soul “Lost In Your Love” et “Never Got Over”.

 

Bref ta galette, tu l’as rempli d’émotions et de bonnes intentions et ça, ça fait du bien. Une preuve d’amour à Miss Music que tu nous a offert le 14 février dernier. Y’a pas de hasard.

 

Tracklist :

01. Stayed Away Too Long
02. Only Knew ft. Styles P
03. Lost In Your Love
04. I Wanna Love You(The Jodeci Tribute)
05. Be Together
06. I Want U(Thank You Marvin)
07. De Listen Jam
08. Ms. Diva ft. Talib Kweli
09. Silence ft. HOS(Heda State)
10.If I…
11. You & Me ft. Heather Victoria
12. This Goes Out 2 U
13. Heaven Ft. Big Remo
14. Never Got Over(The Al Green Tribute)

>>>Ici<<<

186. Tyler Woods–The Mahogany Experiment

  “L’authenticité d’Al Green, l’émotion de Donny Hathaway et la Soul de Marvin Gaye."   Et beh my nephew , si tu fais comme...

 

Pour être honnête, voilà une sortie que j’attendais autant que je redoutais. La peur du syndrome viagra sans doute… Tu connais pas ? Bah tout simplement la galette tu vois, on te l’a tellement vendu que tu la kiffes même si c’est pas une bonasse parce que ta pilule tu l’as avalé… Tu vois ce que je veux dire ?

 

Enfin bref ce que je voulais te dire Spotophile c’est que Marsha elle est tellement vénérée dans le milieu des “real R&B listeners” que quand elle éructe c’est du grand art et que je redoutais un peu le traitement de faveur.

 

Fort heureusement, l’ex Floetry te balaye vite l’envie de la traiter de chouchou. La galette est grave sexy et te chauffe dès les premières notes. “With You” pète le baromètre avec une prod assurée maison par miss Marsha et des lyrics carrément midnight love.

 

Dans la même veine Sex’N’B, l’éponyme “Late Nights & Early Mornings” t’amène au single et buzz de l’album “Hopes She Cheats On You (With A BasketBall Player)”, accessoirement hymne à toutes les revanchardes (damn que c’est bon) de la terre et radiofriendly.

 

Puis doucement mais surement on glisse vers le septième ciel … et un mélange parfait de Soul, Jazz et Rhytmn ‘N Blues (note bien l’ami l’intégralité du terme pour souligner l’authenticité du référent).

 

La sublime ballade “Your Hands” t’ouvre les portes du paradis façon douceur, volupté et yeux fermés. La suite est enivrante voire hypnotisante, “Sour Times”, authentique, “Tears”, ou tout simplement touchante “The Break Up Song”.

 

Et parce qu’un voyage en première se finit toujours (enfin en principe hein) par un atterrissage en douceur et tout en classe, le BoomBap polishé façon Soul de “Butterflies” vous fera toucher terre… pour repartir de plus belle.

 

Prends ton pied grâce à tes oreilles (et sans pilule bleue).

 

Tracklist :

01. Anticipation (Intro)
02. With You
03. Late Nights & Early Mornings
04. Hope She Cheats on You (With a Basketball Player)
05. Far Away
06. Lose Myself
07. Your Hands
08. I Want You to Stay
09. Sour Times
10. Tears
11. Chasing Clouds
12. The Break Up Song
13. Butterflies

>>>Ici<<<

185. Marsha Ambrosius–Late Nights & Early Mornings

  Pour être honnête, voilà une sortie que j’attendais autant que je redoutais . La peur du syndrome viagra sans doute… Tu connais pas ? ...

23.1.11

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Oh boy ! Celle-là, on l’avait pas vu venir. Faut dire que depuis Journey Of A Gemini, Donell c’était plutôt silence radio. A dire vrai je pensais qu’il avait atterri comme d’autres avant lui au cimetière de nos bons souvenirs, sacrifié sur l’autel du radio airplay.

Que nenni, c’est en fait du côté de E1 Music (ex KOCH Records) que Mr Jones nous redonne signe de vie. Youpi. Et pour ce nouvel effort, exit Tim & Bob, Underdogs et autres Ryan Leslie (la crise peeps), Donell s’assume et se produit sur 12 des 13 morceaux de l’opus. Youpi (bis).

PLAY.

La voix de velours du crooner n’a pas pris une ride et on a même droit à de très bons moments : “Blackmail”, “All About The Sex” et le premier single “Love Like This” cautionnent presque à eux seuls l’achat de la galette. Mais ils ne parviennent pas à effacer de bons gros vieux ratés qui en plus se suivent “What’s Next” et “You Can Burn”… Deux uptempos tellement mauvais qu’on se demande même si on s’est pas chopé un bootleg mal rangé par le disquaire (surtout quand une peudo-Ciara se tape l’incruste 3min30.. WTF???).

Au final une drôle de sensation ; l’homme qui nous avait habitué à rendre des copies solides sur la longueur livre pour la première fois de sa carrière une prestation inégale. Lyrics ne restera pas dans les annales.

 

Tracklist :

  1. The World Is Yours
  2. Your Place
  3. Love Like This
  4. Imagine That
  5. Back Door
  6. Blackmail
  7. All About The Sex
  8. Stripclub Ft. Yung Joc
  9. What’s Next Ft. Inessa
  10. You Can Burn
  11. The Finer Things In Life
  12. Just A Little
  13. Oh How I Wonder

>>>Ici<<<

179. Donell Jones – Lyrics

  Oh boy ! Celle-là, on l’avait pas vu venir. Faut dire que depuis Journey Of A Gemini , Donell c’était plutôt silence radio. A dire vr...

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Vous l’aurez compris, je me tape une petite rétro 2010 sur le blog… et comment dans ces cas là ne pas parler de miss Jazmine Sullivan ! Celle qui vient d’annoncer sa retraite anticipée (ahah l’âge de la retraite ne recule pas pour tout le monde) via Twitter a juste sorti quelques mois plus tôt sorti l’une des plus belles galettes de 2010. Si si.

Et croyez-moi je suis bien placée pour dire ça parce que perso, quand la miss est sortie du bois en 2008 avec Fearless j’étais pas forcément en tête du cortège des fans… plutôt loin derrière à se demander pourquoi une voix de malade comme ça se perdait dans le formatage.

Comme Maurice, je poussais certainement le bouchon trop loin mais cet été il a bien fallu que je baisse le pont-levis et que je laisse rentrer dans mes tympans l’infectieux “Hold Me Down”. Un bon sample old-school, une grosse voix et un back-up assuré par Missy Elliott herself et vous obtenez juste le morceau le plus hot de l’été. Dommage que la France soit sourde, sinon votre radio aurait saignée croyez-moi.

Quelques mois et quelques remix meurtriers plus tard, Jazmine s’étale sur un second long format Love Me Back (comme un signe ?). Funky, pop, Soul et même Ragga, Jazmine nous refait le coup de l’éclectisme mais m*rde c’est que ça marche en plus. Faut dire que y’a du lourd sur la galette, “10 seconds” en tête devrait vous dresser les poils pour quelques mois alors que “Don’t Make Me Wait” – l’hommage à Prince – devrait vous faire rechausser les platforms shoes et enfiler les débardeurs au dessus du nombril.

Peut-être plus collector qu’on l’imagine.

 

Tracklist :

1. Holding You Down (Goin’ In Circles)
2. 10 Seconds
3. Good Enough
4. Don’t Make Me Wait
5. Love You Long Time
6. Redemption
7. Excuse Me
8. U Get On My Nerves
9. Stuttering
10. In Vain
11. Famous
12. Luv Back

>>>Ici<<<

178. Jazmine Sullivan – Love Me Back

  Vous l’aurez compris, je me tape une petite rétro 2010 sur le blog … et comment dans ces cas là ne pas parler de miss Jazmine Sullivan...

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Alors qu’on attend comme des cou*llons son nouvel album qu’on nous promets depuis maintenant facilement deux voir trois siècles, D’Angelo a bel et bien pointé le bout de son nez dans les bacs mais sous la forme d’une compilation de “remakes” (entendez “reprises” en bon français). Bon, même si l’on est forcément un peu déçu de ne pas avoir de la soul fraîche à se mettre dans l’oreille, c’est évidemment avec un immense bonheur que l’on parcours les 15 pistes de cette sorte de best-of.

Il faut dire que notre fils prodige est aussi à l’aise sur des reprises qu’avec ses propres compositions. Au programme des reprises donc mais pas que, puisque quelques lives viennent ponctuer cet effort 100% soul. Que dire de plus que foncez, régalez-vous et rêvez… Rêvez comme moi d’un duo D’Angelo & Prince sur une scène de 100 mètres de large flottant dans les airs avec un solo de guitare de 3/4 d’heure… Ahlala ! Kiffez quoi (Sit back, relax & chill, you’re now rockin with the son of soul’s G.O.D).

Where u at, Michael ?!?

 

Tracklist :

01. Heaven Must Be Like This (Ohio Players)
02. Feel Like Making Love (Roberta Flack)
03. Cruisin’ (Smokey Robinson)
04. Your Precious Love (Feat. Erykah Badu)
(Marvin Gaye & Tammie Terrell)
05. Girl You Need A Change Of Mind (Eddie Kendricks)
06. She’s Always In My Hair (Prince)
07. Can’t Hide Love (Earth, Wind & Fire)
08. I’m So Glad You’re Mine (Al Green)
09. Feel Like Making Love (LIVE) (Roberta Flack)
10. Sweet Sticky Thing (Ohio Players)
11. Give Me Your Love (Curtis Mayfield)
12. Cruisin’ (LIVE) (Smokey Robinson)
13. Use Me (Bill Withers)
14. Everybody Loves The Sunshine (Roy Ayers)
15. Superman Lover (Johnny “Guitar” Watson)

>>>Ici<<<

177. D’Angelo – Interpretations & Remakes

  Alors qu’on attend comme des cou*llons son nouvel album qu’on nous promets depuis maintenant facilement deux voir trois siècles, D’Ang...

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Bien qu’il n’est pas toujours été à l’origine de grands moments musicaux, j’ai toujours eu une tendresse particulière pour Lyfe Jennings. Il faut dire que sa voix atypique, son parcours chaotique et surtout sa capacité à décloisonner “lyricalement” le R&B sont autant de bonnes raisons pour pardonner quelques errements et ratés.

En prison à l’heure où je vous parle, Lyfe Jennings nous a gratifié d’un quatrième opus avant de partir pour tout de même 3 ans et demi au frais (pas la peine de réclamer un concert en France sur son MySpace peeps).

Prévu pour 2009, I Still Believe mettra finalement une année supplémentaire à être bouclé. Il faut dire que Lyfe a voulu faire de cet album son meilleur à ce jour et – il faut le dire – il n’est pas loin de la vérité.

Avec une équipe restreinte aux manettes, Lyfe nous a pondu un album solide, homogène et consistant. Si musicalement parlant nous ne sommes pas devant une révolution, l’ensemble des 13 morceaux récolte la mention bien en plein dans le bien nommé R&B contemporain et à forte concentration de mid-tempos. Mais au-delà des mélodies, c’est à la plume que Lyfe brille sur I Still Believe. Des thèmes aussi divers que variés - quelques clichés certes mais rapidement évacués par la justesse et la profondeur des propos – et I Still Believe devient un des albums les plus honnêtes et les plus touchants de l’année écoulée.

Coup de coeur. Vraiment.

 

Tracklist :

01. Statistics
02. Love
03. It Coulda Been Worse
04. Spotlight
05. Busy
06. Whatever She Wants
07. Mama
08. Hero
09. I Still Believe
10. Learn From This
11. done Crying
12. If I Knew Then, What I Know Now
13. If Tomorrow
Never Comes (Bonus)

>>>Ici<<<

176. Lyfe Jennings – I Still Believe

  Bien qu’il n’est pas toujours été à l’origine de grands moments musicaux, j’ai toujours eu une tendresse particulière pour Lyfe Jenn...

Front

 

Haaa Robert ! Adulé, contesté, détesté, moqué… j’en passe et des meilleures. En deux décennies R. Kelly a à peu près tout connu, pour le meilleur et dernièrement surtout pour le pire. Il faut dire qu’avec des looks franchement douteux pour un quadragénaire et des propos la plupart du temps dignes d’un adolescent lubrique en plein été , les derniers efforts sur long format du R. n’avaient pas laissé de trace franchement indélébile.

Le roi déchu du R&B a pourtant décidé de réagir, enfin devrait-on dire ! Et alors que plus personne ne l’attends et que, disons le franchement, tout le monde se contrefout du R., Kell’s déboule en fin d’année avec une des meilleures surprises de 2010 : Love Letters.

Ca part mal pourtant, avec la confirmation des problèmes récurrents de schizophrénie du R. qui se prend pour le grand Ray sur la pochette. Mouais, on repassera pour celle-là (genre, je veux pas rapporter mais Raph’ l’a faite y’a 2 ans et à sa sauce).

“ PLAY…Hum, une intro. Maintenant c’est sûr, R Kelly est schizo, ce mec chante comme s’il avait avalé TreySongz et un chanteur d’opéra… Hééééé mais attend ! Il chante la ! IL CHAN-TE ! "

Oui parce que, je ne sais pas si vous aviez remarqué vous mais, depuis plusieurs années Robert il faisait semblant de chanter. Première bonne nouvelle donc, Kell’s s’est remis à l’endroit et surtout s’est remis à chanter !

Et ce n’est qu’un début ; comme l’indiquait plus sérieusement la pochette, Kell’s se tape un petit revival des années 50 et 60 et lorgne sur le meilleur de la Soul, la Motown. 2010 oblige, lifting à la MPC pour un son plus polish rappelant l’ère “Steppers” du R. L’ensemble est très homogène et s’autorise même quelques belles réussites ci et là, “When A Woman Loves” le premier single et “Radio Message” en tête.

Alors oui, on est toujours et on le restera loin des grandes heures du King Of R&B… mais ne boudons pas notre plaisir, Love Letters est un vrai bon moment avec un chanteur retrouvé.

 

Tracklist :

1. Love Letter Prelude
2. Love Letter
3. Number One Hit
4. Not Feelin’ The Love
5. Lost In Your Love
6. Just Can’t Get Enough
7. Taxi Cab
8. Radio Message
9. When A Woman Loves
10. Love Is featuring K. Michelle
11. Just Like That
12. Music Must Be A Lady
13. A Love Letter Christmas
14. How Do I Tell Her

>>>Ici<<<

175. R Kelly – Love Letters

  Haaa Robert ! Adulé, contesté, détesté, moqué… j’en passe et des meilleures. En deux décennies R. Kelly a à peu près tout connu, pou...

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Waaaouhhh, des fois je m’impressionne. DAMN ! Presque 4 mois que le blog est au point mort… j’ai honte. Pourtant des bonnes choses à vous faire partager j’en ai un paquet sous la semelle! Pour me faire pardonner, je relance la machine avec un de mes coups de coeur de 2010, le retour d’El DeBarge.

Et là je m’adresse en priorité à ceux qui connaissent la maison DeBarge (jeux de mots autorisés), cette galette va vous faire plaisir. Faut dire qu’à part Chico, les DeBarge quand ils n’ont pas quitté cette terre étaient soit en prison, soit en cure de désintox ; autant dire très – mais alors très – loin d’un studio d’enregistrement. Un véritable gâchis pour tout fan des eighties qui a forcément shaké son booty sur un titre des DeBarge.

Flash forward deux décennies plus tard et – oh! – miracle, l’ex lead vocal du quintet familial a décidé de faire son comeback. La main un peu tremblante, on pousse donc la touche PLAY entre espoir et crainte que de longs séjours en prison et en désintox n’aient à jamais endommagé le falsetto impeccable d’El.

Et bam ! Groovy, sexy et classy “Lay With You” en featuring avec la divine Faith Evans mets KO toutes nos appréhensions dès la première reprise. La voix est en place et au passage déclasse les newbies dopés à l’autotune… Le reste file en douceur dans la même direction, tantôt façon Soul, tantôt avec des aspirations pop plus modernes ; El DeBarge se paye même le luxe d’inviter deux rappeurs sur son opus – 50 Cent et Fabolous – et de faire sonner ça plutôt bien.

Chaudement recommandé par la maison.

 

Tracklist :

1). “Lay With You” feat. Faith Evans
2). “Heaven

3). “Close To You”
4). “Format” feat. 50 Cent
5). “When I See You”
6). “How Can You Love Me”
7). “Serenading”
8). “5 Seconds” feat. Fabolous
9). “Joyful”
10). “Sexy Lady”
11). “Sad Songs”
12). “The Other Side”
13). “Second Chance”

Christmas Bonus Disc 2 :
1). “Silent Night”
2). “Christmas Without You”
3). “Heart Full of Love”

>>>Ici<<<

174. El DeBarge – Second Chance

  Waaaouhhh, des fois je m’impressionne. DAMN ! Presque 4 mois que le blog est au point mort… j’ai honte. Pourtant des bonnes choses à ...

12.4.10

Front Sorti le 23 mars dernier Still Standing, le sixième album solo de Monica, est bien parti pour passer totalement inaperçu (vous me direz c’est pas vraiment la première fois et ça finit comme en 2006 et l’album The Makings Of Me : en bon gros four).

Pourtant le premier single, “Everything To Me”, est plutôt bon avec un petit côté vraiment Old School pas pour nous – enfin me – déplaire. Et puis pour ne rien gâcher le clip était sympatoche avec un remake de Obsessed qui nous tient en haleine – ahem – jusqu’au bout des 3 minutes 40… Nan je chambre mais c’était bien foutu d’un bout à l’autre et je pensais vraiment que ce titre lui permettrai d’avoir un écho certain pour la suite des évènements.

Malheureusement, comme je vous le disais un petit peu plus tôt,  la mayonnaise semble être déjà retombée et Still Standing semble déjà condamné à squatter les fonds des bacs. Et sincèrement c’est un petit peu dommage car cet opus a de très bons moments.

Mais avant de m’attaquer aux moments forts de la galette, je voudrais vous parler de sa “consistance” générale qui, franchement, m’a laissé une très bonne impression sans que pour autant j’adhère à tous les morceaux. Apparemment les quatre années passées en studio pour arriver au bout de cet écrin ont vraiment été mises à profit en ce sens que les 10 morceaux convergent dans le même sens. Mention spéciale aux thèmes et textes qui sans s’inscrire dans le patrimoine littéraire américain  ont le mérite d’être sobres, simples et surtout efficaces.

Ca c’est dit, rentrons maintenant dans le dur de ces dix morceaux, globalement assez homogènes, mais dont (comme d’hab) je retirerai quelques noms ! A commencer par un gros kiff funky, à fond dans les chemises à paillettes, les chewing-gum fluos et les shake ton booty “If You Were My Man”, fruit d’une collaboration avec une vieille connaissance – Missy Elliott.  

Dans un registre diamétralement opposé “Here I Am”, produit par un surprenant Polow Da Don, a les arguments pour réimposer les Slow Jamz à la radio (du moins on aimerait tant ! Où sont passés les émissions Midnight Love hein ?). Dans la même veine Superman” et “Believing In Me” devraient bercer vos coups de blues (ou pas hein, vous n’êtes pas obligé d’être tristes hein).

Et pour finir parlons du début, clairement le moment le plus faible de l’opus ; “Still Standing” a beau avoir un texte accrocheur et Monica des tripes à revendre, la production bodybuildée de Bryan Michael Cox lasse pour ne pas dire agace (mention par contre à Luda qui torche sévèrement l’affaire et qui convaincrait certainement beaucoup plus tout seul sur ce morceau là).

A écouter.

 

Tracklist :

01. Still Standing ft Ludacris
02. One In A Lifetime
03. Stay Or Go
04. Eveything To Me
05. If U Were My Man
06. Mirror
07. Here I Am
08. Superman
09. Love All Over Me
10. Believing In Me

>>>Ici<<<

168. Monica – Still Standing

Sorti le 23 mars dernier Still Standing , le sixième album solo de Monica , est bien parti pour passer totalement inaperçu (vous me direz c...

20.12.09

R.KellyUntitledCover2

A y regarder de plus près, le bug de l’an 2000 a bel et bien eu lieu. Comment expliquer sinon le virage (pour ne pas dire la chute abyssale) artistique de R Kelly ces dernières années ? Nan, ça ne peut être que les plombs de la créativité qui ont sauté… et qui sont apparemment difficiles à remplacer à en juger par ce neuvième (tout de même) album studio solo.
Initialement prévu pour la fin 2008 sous le titre de 12 Play : The 4th quarter, puis reporté pour cause de diffusion anticipée sur le net, cet opus est finalement arrivée dans les bacs dans la plus grande discrétion fin novembre.
Il faut dire que la pochette peu avenante, presque anonyme, où l’on doit s’y prendre à deux fois avant de reconnaître Kels n’aide pas à s’extirper de la masse…
Reste à savoir si R a enfin retrouvé ses esprits et si, lui, a bien compris que l’habit ne fait pas le moine tout comme les cornrows ne font pas forcément le bon chanteur R&B.
Hélas pas vraiment. Il faut dire qu’à l’écoute des 15 morceaux qui font cet Untitled on a plus souvent l’impression d’entendre les hormones de Robert chanter que Robbie himself. Navrant surtout pour un quadragénaire dont on pourrait espérer justement quelque chose d’un peu plus grown & sexy quoi.
Il faudra donc se contenter de cette bande originale taillée pour le biopic à venir de Tiger Woods… bon je chambre mais cette suite de slow jamz insipides et interchangeables n’aide pas vraiment. Pas plus que l’horrible ‘I Love The DJ’ aux accents bien pourris d’euro-dance ou le dirty ‘Supaman High’ qui rappellera à votre bon souvenir la touche “suivant” de votre balladeur.
Quelques vrais points positifs malgré tout sur cet LP à commencer par le funky-pop ‘Be My #2’, décalé, drôle et frais à la fois. ‘Whole Lotta Kisses’ et ‘Religious’ ont, quant à eux, le mérite de pousser R Kelly à une interprétation plus simple et d’autant plus convaincante.

Tracklist :
01. Crazy Night
02. Exit
03. Echo
04. Bangin' the Headboard
05. Go Low
06. Whole Lotta Kisses
07. Like I Do
08. Number One
09. I Love the DJ
10. Supaman High
11. Be My #2
12. Text Me
13. Religious
14. Elsewhere
15. Pregnant

160. R Kelly - Untitled

A y regarder de plus près, le bug de l’an 2000 a bel et bien eu lieu. Comment expliquer sinon le virage (pour ne pas dire la chute abyss...

31.10.09

- EP Cover

Je m’étais promis de faire revivre ce blog avant la fin de l’année et c’est désormais chose faite. Il faut dire que l’actualité musicale plutôt riche de ces dernières semaines m’a bien aidé (et des vacances bien méritées aussi).

Pour remettre le moteur en marche je n’avais que l’embarras du choix : Pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam, am stram gram… ce sera Lloyd (après cet intense processus de réflexion) et les autres viendront bien évidemment à la suite. Les autres ? Bah, vous verrez bien en temps et en heure, m’enfin je vous connais et vous sais assez fin connaisseurs pour savoir quelles sont les artistes qui font leur retour en cette fin d’année.

Lloyd donc. A dire vrai, je suis assez contente de vous parler de cet EP en premier. D’une part parce que j’ai toujours bien aimé ce que fait et a pu faire Lloyd et d’autre part parce qu’il est à télécharger gratuitement sur le site et le blog du chanteur. Et rien que ça, ça me plait. Pas parce que je suis une sorte de Picsou au féminin mais plutôt parce qu’il ne s’agit que d’un EP - certes bien fourni pour un tel format puisqu’il y a quand même 8 morceaux – mais qui n’est qu’une mise en bouche de son prochain album et surtout un assemblage de morceaux transitoires.

Séparé de The Inc depuis juin 2009 et toujours en recherche d’une maison de disques prête à héberger son jeune label Young Goldie Music, Lloyd n’a donc pas profité longtemps de ses pseudo-vacances, bien au contraire il s’est attelé à préparer son quatrième album solo qui devrait débarquer courant 2010.

En attendant donc, Lloyd nous offre en téléchargement gratuit depuis le 14 décembre sur son blog officiel - http://younggoldie.blogspot.com/ – cet EP titré Like Me, The Young Goldie EP (pour les fans, sachez qu’une sortie physique du disque est prévu pour la mi-janvier).

Aidé par de prestigieux invités, la famille Young Money (Nicky Minaj, Lil’Wayne, Drake), le “collègue” crooner J Holiday et le king of trill Bun B, Lloyd nous offre (littéralement) 8 morceaux qu’il a voulu plus personnel, plus intime. Pour la première fois donc, le chanteur nous raconte ses histoires personnelles, ses rêves d’adolescent… tout ça sur des productions assurées notamment par The Runners comme sur le premier extrait ‘Pusha’.

A la fois dans la droite lignée de ces précédents opus et à la fois très différent, cet EP alterne le bon, le moins convaincant et le paradoxal comme “l’infectuous” ‘Take It Off’ au beat angoissant mais au refrain sexy absolument addictif. Reste que tout ça c’est – pour l’instant – gratuit et que de ce fait ça mérite bien au moins votre attention et plus si affinités

 

Tracklist :

01. Like Me (Feat. Bun B)
02. Pusha (Feat. Lil' Wayne & Juelz Santana)
03. Take It Off (Feat. J. Holiday & Nicki Minaj)
04. What You Want (Feat. Mack Maine)
05. Think Of Me
06. Everyday (Feat. Rich Boy)
07. Pro In The Game
08. A Night Off (Feat. Drake)

>>>Ici<<<

159. Lloyd – Like Me, The Young Goldie EP

Je m’étais promis de faire revivre ce blog avant la fin de l’année et c’est désormais chose faite . Il faut dire que l’actualité musicale...

3.7.09

slique

RE. Oui RE à tous et encore une fois mille excuses pour cette longue absence ou MIA pour nos amis anglophones… Mais le mois de juin a été particulièrement intense en activité pour moi et je n’ai donc pas eu le loisir de mettre à jour le blog. Nouveau mois et donc nouvelles résolutions (oui moi je suis comme ça, j’attends pas les premiers janvier !) en gardant toute fois une ligne conductrice qui a si bien marché : toujours plus de bon son.

On REcommence donc avec un de mes gros coups de coeur du mois dernier en la personne de Slique. C’est qui lui ? Bah c’est ce que je me suis demandée moi aussi en découvrant par hasard cet opus Rhythm & Ghetto Soul… Pour vous dire la vérité (toute et rien que la vérité) j’ai même arbitrairement jugé l’écrin au premier regard, du genre “encore un qui va nous sortir la rengaine : moi je fais du R&G, du R&B Ghetto comme personne d’autres… Je suis vrai, je vibre à fond sur les mecs des années 70 mais je fais quand même de la daube autotunée qui finira #1 Ringtone”.

La curiosité étant mon plus beau des défauts et malgré les clichés incroyablement barbants qui ponctuent la biographie du chanteur sur son Myspace, je me suis lancée dans l’écoute de cette première tentative solo.

Et quel bonheur ! Des vraies mélodies, de vraies qualités vocales, de vraies influences Soul… Bah tout ça - et même plus - réunis, ça vous donne un vrai bon disque de R&B avec 16 morceaux à mi-chemin entre Mint Condition, R Kelly (le vrai – celui qui faisait du R&B) et Joe ne souffrant d’aucun raté et qui mérite largement l’investissement.

 

Tracklist :

01. Sensitive Side Of A Thug
02. Your Body
03. Dat Comeback (Feat. Young Static)
04. Keep It Real
05. Feelin' Myself
06. Your Secret Place
07. Glow
08. Your Body (Remix) (Feat. Teefa & Pope)
09. Fire
10. Got It 4 Me
11. Girl It's Not Your Fault (Feat. Rhymefest)
12. Dreamin'
13. Call Your Friends
14. When I See You
15. One Day
16. A Woman's Got To Have It

>>>Ici<<<

157. Slique – Rhythm & Ghetto Soul

RE. Oui RE à tous et encore une fois mille excuses pour cette longue absence ou MIA pour nos amis anglophones… Mais le mois de juin a ét...

 

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